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MOUNTAINS: Etching

Après avoir sorti deux albums en 2005 et 2006 sur leur propre label Apestaartje et un LP en 2008 sur Catsup Plate, les Mountains (duo formé par Koen HoltkampAero – et Brendon Anderegg) ont ressorti en 2009 en LP ce qui fut initialement un CD-R de tournée. Enregistré en temps réel et sans retouches ni remords (« no overdubs »), Etching propose deux longues plages aériennes combinant – en un tout cohérent – sons acoustiques joués (une guitare acoustique sur la face A) ou récupérés (un orchestre s’accordant, sur la face B) et retraitement numérique. (PhD)

> « leur » espace
> en concert à Aarau en 2009

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MOUNTAINS en CONCERT :
– dim 22.05 – !! 15h30 !! – bruxelles – ateliers claus



GROUP DOUEH: Beatte harab

Musique sahraouie, proche de la tradition mais prenant quelques libertés par rapports aux modes. Chant accompagné de guitare, percussions et tidinit.

> Group Doueh à Takhla (Sahara occidental)
> Group Doueh en tournée, à Amsterdam en juin 2009

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GROUP DOUEH en CONCERT :
– mar 17.05 – bruxelles – ab club

Andrea BELFI + David GRUBBS + Stefano PILIA : Onrushing Cloud

Premier enregistrement de ce trio composé d’Andrea Belfi (batterie, percussions électroniques), David Grubbs (guitare, piano, voix) et Stefano Pilia (guitare électrique). Onrushing Cloud, bien que divisé en cinq plages forme clairement un même morceau du début à la fin. Une pièce où les soubresauts de sons à la fois dissonants et mélodieux se chevauchent dans une forme d’improvisation soulignée par un assemblage hybride de l’électronique, du jeu de guitare de Grubbs et de percussions feutrées. (DM)

> andrea belfi (solo) vidéo – 18min <
> andrea belfi, stefano pilia et… mike watt !! – vidéo de concert <

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Andrea BELFI en CONCERT :
– sam 14.05 – bruxelles – q-o2 [avec Attila FARAVELLI]

ANARCHIST REPUBLIC OF BZZZ: Anarchist Republic of Bzzz

Projet éphémère (et disponible uniquement sur support vinyle) réunissant deux grands noms de la guitare (Marc Ribot et Arto Lindsay), des MC (Sensational et Mike Ladd) et Seb El Zin qui orchestre le tout. Des morceaux principalement sous forme de duos où les guitares balancent des rifs lourds, fiévreux et distordus sur lesquels s’imbriquent les flows souples et tortueux des MC. Freestyling en roue libre, ça envoie grave et c’est tout bon ! Pochette signée Kiki Picasso qui est un membre fondateur de Bazooka un collectif subversif de graphistes/illustrateurs basé en France et actif de 1974 à 1978. (BB)

>  » Creole Rocket  » (son / image fixe)

TRIO X: Live in Vilnius

Volonté de mémoire pour ce trio (Joe McPhee / Dominic Duval / Jay Rosen) qui emprunte de manière intelligente et cite à plusieurs reprises quelques grands noms de l’histoire du jazz. « Lonely Woman » d’Ornette Coleman, « Evidence » de Thelonious Monk, « God Bless the Child » de Billie Holiday se mêlent aux compositions du trio emmené par l’habile Joe Mcphee dans un jeu fluide qui semble couler de source mais qui est loin d’être évident.  » Ancient to the Future » s’inscrivant dans une histoire en perpétuelle mutation.  (BB)

> extrait vidéo du même concert à Vilnius

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Joe McPHEE en CONCERT :
– jeu 28.04 – gent – vooruit [au sein du Peter BRÖTZMANN TENTET]

Joe McPHEE : Soprano

Première performance solo de Joe McPhee au saxophone soprano (sa première expérience en solo date de 1976 au saxophone ténor : Tenor & Fallen Angels). Enregistrée dans une église pour la richesse et la complexité de l’acoustique réverbante, McPhee se dit pour l’occasion inspiré par Pauline Oliveros intervenue dans le même lieu un an auparavant. Il s’accompagne sur un morceau avec une petite boite électronique s’apparentant à une Buddha Machine, un procédé plutôt rare et étonnant chez ce musicien marquant une curiosité d’écoute dans son abondante discographie. (BB)

> site officiel
> « Old Eyes (for Ornette Coleman) » [New York, 2009]
> joe mcphee en lecture d’un poème dans une galerie
> duo free avec Paal Nilssen-Love [Kongsberg, 2008]
> avec le groupe The Thing [Charlotte, 2010]
> au sein du Chicago Tentet

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Joe McPHEE en CONCERT :
– jeu 28.04 – gent – vooruit [au sein du Peter BRÖTZMANN TENTET]

Légèrement dans le désordre, quelques extraits des pages 2, 3 et 4 de Lock Groove Comix n°1 de JC Menu.

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A priori, sur chaque disque vinyle biface usuel il y a deux sillons fermés, deux spirales qui vers le centre – au-delà de la partie enregistrée – se referment en un cercle. Si ce n’était pas le cas, en bout de face l’aiguille se retrouverait sur l’étiquette centrale du disque et… SCCKKKKRRTSCHHH !!! Pas vraiment idéal pour la pérennité et les vieux jours heureux de ladite aiguille !

Mais à partir de la fin de « A Day in the Life », dernier morceau de la face B de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles (version mono Parlophone de 1967) – ou même déjà du morceau « Loop » du Velvet Underground sur le split-flexidisc avec Peter Walker distribué avec la revue Aspen en décembre 1966 – certains ont eu la bonne idée de transformer cette courte boucle finale, jusqu’alors silencieuse en une boucle sonore, vocale ou musicale, tendue vers l’éternité et l’infini ; partie pour durer jusqu’à la prochaine panne d’électricité ou jusqu’à dépassement du seuil de tolérance de l’auditeur. L’individu qui prend la parole (sans sembler vouloir se taire en plus) risque plus de se faire remarquer que la majorité silencieuse : le terme de « lock groove » (ou « locked groove » ou « sillon fermé ») qualifiera donc désormais ces sillons sonores – et non les millions des leurs cousins taiseux.

Si généralement les locked grooves sont un petit cadeau à l’auditeur en fin de face (souvent en fin de disque, donc en fin de face B), quelques disques plus radicaux en ont fait, ces vingt-cinq dernières années, le centre de leur projet – chaque morceau du disque se terminant par une boucle ou se limitant même à n’être que cette boucle. From Here > Infinity de Lee Ranaldo (SST, 1987) en propose douze, les compilations RRR-100 et RRR-500 (RRR Records, 1993 et 1998)… cent et… cinq cent, la première compilation Yokomono (Staalplaat, 2004) cent-dix, etc.

Comme le relève le dessinateur JC Menu qui avec ses bandes dessinées Lock Groove Comix (éd. L’Association, 2008) a écrit une des introductions à la fois les plus drôles et les plus érudites au sujet, le transfert de certains de ces disques (l’album des Beatles ou celui de Lee Ranaldo) au format CD bousille pas mal à la fois l’effet et la philosophie du locked groove en proposant en guise d’ersatz à cette possibilité technique, certes archaïque et mécanique mais qui le dépasse, un certain nombre fini de répétitions de la boucle (douze fois pour celle des Beatles) puis… un tristounet « fondu » vers le silence… « Quelle imposture ! » s’écrie un Menu trrrrèèèès énervé en avant-dernière case de la page 3 du n°1 de sa BD !

(Petite) « hérésie » que nous avons aussi été amenés à commettre, faute d’un temps infini [x], sur les ondes de l’émission Big Bang d’Anne Mattheeuws sur Musiq 3 lors d’une séquence Archipel sur ce sujet à l’occasion du retour du vinyle à La Médiathèque et de la mise en collection de la compilation YokoMono 02 (Staalplaat, 2005) – cf. ci-dessous.

> capsule radio Big Bang / Archipel / Retour du vinyle et Locked grooves sur le site de la RTBF

> la même capsule sur le site Archipel  > Audioguides > séquence n°12

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[x]
merci déjà à Anne de nous avoir laissé trente minutes plutôt que quinze !

compilation Yokomono 02

« Disque de 55 boucles [locked grooves / sillons fermés] de silence numérique réalisées par The Staalplaat Soundsystem sur une face et Anton Nikkilä, Carl Michael von Hausswolff, Charlemagne Palestine, Christian Fennesz, fm3, Ignaz Schick, Ilpo Väisänen, Justin Bennett, Phill Niblock, Radian, Tim Hecker pour cinq boucles chacun (non silencieuses, celles-ci!) sur l’autre face » (d’après METAMKINE).

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Tim HECKER en CONCERT :
– sam 30.04 – aalst – netwerk